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15 août 2017

Larima


           
Larima quoi ?

 L'oiseau passa
La graine lâcha
Elle germa
Puis poussa
Je la dessina
Puis la peigna
Et puis voilà...

Pff, c'est nul...

La rime à rien !!

8 août 2017

Malchance ou acte manqué




Qui n'a pas connu ces moments pénibles où on a l'impression que tout se ligue contre vous pour vous empêcher de faire quelque-chose ? D'aucuns appellent cela "acte manqué" car on n'aurait inconsciemment pas vraiment envie de le faire.

Pendant toute la semaine passée à Cordoue, j'avais zoné à proximité des anciens bains de l'Alcazar sans jamais les trouver alors que la carte indiquait bien l'endroit. Quand j'ai eu enfin trouvé l'entrée et bien enregistré les horaires d'ouverture, je m'y suis présenté le lendemain, veille de mon retour en France. Horreur !! c'était justement ce jour-là que les horaires avaient changé. Comme d'habitude, je n'avais pas lu les indications jusqu'au bout... Je n'ai donc pas franchi cette porte prise sur un prospectus. Alors malchance ou acte manqué ou... ?

Petite aquarelle, hors cadre environ 21 cm x 14 cm. Papier Montval 300 g, grain fin.

3 août 2017

Althéa



Il y a une quinzaine d'années j'avais planté un althéa bleu / mauve qui depuis fleurit chaque année en août. Elles ne durent pas très longtemps mais l'arbuste est prolifique si bien qu'il reste couvert de fleurs pendant plusieurs semaines et j'aime les fleurs bleues. Et puis le mot "hibiscus" est joli, il évoque les tropiques, les filles s'en mettent dans les cheveux et j'aime bien aussi.

29 juillet 2017

Transcendance




Fayl-Billot, Haute-Marne, capitale de la vannerie à 25 kilomètres de Langres en direction de Vesoul.

J'avais été invité par "L'association du Fayl" (= Hêtre) pour une journée intitulée : "Les peintres dans la rue".

Il faisait grand soleil et ma petite tâche d'ombre du matin avait disparu après le repas ce qui rendait le blanc du papier aveuglant. Et puis le dessin du lavoir que je voulais représenter était franchement mauvais... Je me suis alors mis à l'ombre de l'église du XVI ème siècle juste derrière ledit lavoir pour y trouver matière à faire des croquis car je n'avais pas oublié les judicieux conseils de Yann Lesacher (allez donc voir le blog de yal) : "Tous les sujets sont intéressants .... Accueillir ce qu'offre la paysage sans à priori, sans jugement. Le but est de transcender le sujet pour en faire quelque chose de vivant..."

Dans un coin, il y avait des bouts de vieilles colonnes cassées et moussues provenant de très anciennes sépultures et en face un mur avec un bout de haie de la propriété attenante. J'ai donc essayé de transcender.

22 juillet 2017

P'tit coqu'licot



"C'est très curieux comm' tes yeux brillent
En te rapp'lant la jolie fille !
Ils brill' si fort qu'c'est un peu trop 
Pour expliquer les coqu'licots"

C'est plus fort que moi, je ne peux pas m'en empêcher : chaque fois que je dessine des coqu'licots, il me revient les paroles de cette belle chanson si bien interprétée par Mouloudji.

Allez savoir pourquoi ? Mon côté fleur bleue peut-être ?

Aquarelle hors cadre 40 cm x 30 cm. Papier Moulin du Roy, 300 g. coton.

A partir d'une photo de Christian Séguié menuisier-ébéniste à Montner (66 720) avec son aimable autorisation.

12 juillet 2017

A la manière de



C'est bien connu, on trouve tout et n'importe quoi sur internet, le pire et le meilleur et les démos aquarelle n'y échappent pas. Il y a celles dans lesquelles on parle beaucoup et on montre peu voire rien et les autres...

Parmi ces dernières, j'aime beaucoup le travail de Steve Mitchell (The Mind of Watercolor sur You Tube) et son humour un peu décalé dont je ne saisis que trop peu le contenu, barrière linguistique oblige. Par contre, ses démos sont d'une clarté et d'une limpidité déconcertantes et on n'a qu'une envie en le voyant faire : prendre ses pinceaux et commencer.

Voici une petite aquarelle (à la manière de) réalisée hier à Langres (Haute-Marne) lors d'une exposition peinture-sculpture à l'ancienne chapelle Diderot organisée par "l'Association du Fayl" qui a eu la gentillesse de m'inviter à se joindre à eux pendant toute la semaine.

Aquarelle hors-cadre : 21 cm x 17 cm, papier Arches, 100 % coton, grain torchon, 300 g.

6 juillet 2017

Cordoue, Alcazar

Appelée l'Alcazar des Rois chrétiens, cette très ancienne construction connut bien des vicissitudes au cours des siècles. Elle a été classée au patrimoine mondiale de l'UNESCO.

 Elle méritait une visite attentive, documentée et prolongée de flâneries et de rêveries dans les jardins ombragés à la recherche de fraîcheur, du bruit de l'eau et de paix. Le regard erre alors librement et les sujets de croquis arrivent d'eux-mêmes.





29 juin 2017

Luis

Si vous allez à Cordoue, ne manquez pas de visiter le musée archéologique qui contient de très beaux objets de l'époque romaine. Il donne sur une petite place ombragée à l'écart de la foule du quartier touristique pourtant tout proche : la plazza Jeronimo Paez. Une fontaine circulaire pleine d'eau claire et fraîche, une terrasse et un petit restaurant la Cavea.

Et puis Luis, un guitariste taciturne qui jouait divinement et avec une facilité déconcertante des morceaux de Django Reinhart sur une guitare on ne peut plus ordinaire. Sans efforts apparents, sans contorsions, les notes sortaient de l'instrument et passaient dans un petit ampli qui faisait aussi boîte d'accompagnement. J'avais d'abord cru, en sortant du musée qu'il s'agissait d'un disque avant d'apercevoir le guitariste. Comme il ne m'avait pas vu le croquer, il a été très étonné quand je lui ai demandé de signer.


Le lendemain, j'y suis retourné pour me restaurer et l'écouter. Pendant que je dessinais un rosier grimpant qui explosait sur un mur blanc de soleil, Luis jouait à côté, toujours assis sur le rebord de la fontaine. Il jetait de temps à autre un coup d'oeil sur la progression du croquis. Et puis il a fait la quête parmi les clients. 

Et puis il m'a serré la main...

Avant de partir, il m'a glissé à l'oreille qu'il se dirigeait vers l'hôpital pour rendre visite à sa mère très malade.

22 juin 2017

L'accordéoniste

A Cordoue, en Andalousie, Le pont romain qui enjambe le Guadalquivir permettait de desservir la ville. C'est un ouvrage antique admirablement restauré et réservé aux piétons (et parfaitement gratuit... !!).

C'est ce lieu qu'à choisi l'accordéoniste pour y exercer son art avec virtuosité tous les matins. Vous ne pouvez pas vous tromper, il n'y a que lui et on l'entend de loin. Ce croquis rapide qu'il a autorisé et signé semblait l'avoir rendu guilleret. Son instrument s'était soudain emballé, il résonnait à plein poumon, le soufflet envoyait les sons au loin pendant que je dessinais, les gens souriaient, parfois fredonnaient. Moment magique.

Par la suite, quand j'y retournais, un signe, un sourire, un clin d'oeil.. Connivence discrète, parfaitement gratuite de deux étrangers qui se reconnaissent le temps d'un instant.

5 juin 2017

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Une fois n'est pas coutume : voici une petite page publicitaire.



Près de Strasbourg, à Vendenheim, il est une fée qui d'une officine de comptable a fait un salon où l'on pratique allègrement un péché capital répondant au doux nom de GOURMANDISE. Son enseigne : DOUCEUR ET GOURMANDISES invite le chaland, toute honte bue, à se perdre et se damner dans le sucre et la délectation.

Curieusement, et au risque de me mettre en péril en l'avouant sur la place publique... mais je l'ai vu, de mes yeux vu : les femmes y sont très largement majoritaires !!

Outre l'accueil chaleureux et la diversité des plats, Myriam reçoit des personnes qui proposent des activités diverses et variées pour petits et grands ainsi que des expositions de peintres amateurs. C'est dans ce cadre qu'elle m'a généreusement proposé ses murs durant le mois de juin et je l'en remercie vivement. 


28 mai 2017

Page de carnet

Mon carnet ne me quitte jamais et je l'utilise au gré de mes envies. Ici une fleur que je ne connais pas, peinte directement à la chinoise, là un personnage qui attend, un arbuste isolé ou un massif de fleurs.

 En visitant le musée de la verrerie de Meisenthal (Moselle), (vous savez les fameuses boules de Noël qui changent de forme chaque année), j'ai pu croquer un de ces fours qui contient du verre en fusion à une température effroyable. Les ouvriers sont des artistes magiciens aux gestes précis. Ils font vivre un instant la matière inerte, le temps de lui imprimer les formes voulues, de lui insuffler une âme et d'en faire un objet d'art qui, avec un peu de chance, traversera les générations et deviendra le témoin de notre époque.

7 mai 2017

Y a une route


Qu'est-ce qui l'a poussé à partir ? La foi ? Un voeu ? Une promesse ? Un défi ? Le besoin de réfléchir, de remettre le compteur à zéro ?... Ses priorités sont devenues primaires, organiques : manger, dormir, ménager son corps, ses pieds... La solitude recherchée, acceptée, parfois partagée, les centaines de kilomètres d'efforts et d'inconforts, la chaleur du soleil, les gifles d'une pluie froide et pénétrante, le vent traversant... Tout ça pour quoi ?

Pour laisser bouler les pensées dans sa tête et suivre instinctivement les flèches jaunes et la petite coquille bleue à rayons dorés. Parfois, dans les endroits brumeux,  un cairn signale le panneau. Solidarité muette des gens du chemin qui savent qu'une erreur de direction se paie cash.

Il a choisi de prendre la vitesse à contre-pied. Il prend son temps, regarde, écoute, respire, s'émerveille d'un rien les bons jours, peste contre lui les mauvais. Son but ? Arriver à destination bien sûr, tout là-bas en Galice. Entrer dans la cathédrale certes.... Peut-être pousser jusqu'à Finistera, le cap ultime, la fin de la terre et sacrifier au rituel en brûlant ou en clouant sur un poteau destiné à cet usage un vêtement qu'il aura porté durant son périple. Mais pas que... Y a aut' chose.

25 avril 2017

Essai de structuration


Voilà, c'est un essai dont voici les étapes de la réalisation. Au départ, il y a une idée du genre : "je voudrais représenter un bout de colline boisée et une sente qui mène en haut".

- Fixer sur un support une feuille de papier aquarelle, pur coton, d'environ 19 cm x 15 cm à l'aide d'un papier adhésif.

- Mouiller copieusement la feuille.

- Avec un gros pinceau, lâcher les couleurs (ici jaune, rose-violet, vert, terre de Sienne brûlée.

- Faire circuler les pigments en penchant dans tous les sens le support.

- Avec un pinceau plat modérément humide, commencer à structurer les mélanges en enlevant de-ci, de-là des pigments.

- Laisser sécher une nuit.

- En ne perdant pas de vue l'idée de départ, à partir des taches obtenues, préciser ici et là des couleurs, en retirer ailleurs, structurer petit à petit ce qui se passe sur la feuille en se laissant guider par son inspiration, en tirant profit de l'agencement des formes qui se présentent. Ajouter des pigments, en retirer avec un pinceau humide, sécher un détail avec un bout de mouchoir en papier, étaler en brouillard avec un pinceau sec et dur, remouiller un endroit pour y poser des pigments ou en retirer, gratter avec un morceau de plastique... Rester imaginatif, tout est permis.

- Le plus difficile : décider quand l'aquarelle est terminée.

14 avril 2017

Mise en train


Le we dernier, j'ai participé à un stage de croquis forestier encadré par Laurent Willeneger, un aquarelliste naturaliste Suisse, dans la Réserve Naturelle Nationale de Chalmessin, dans le sud haut-marnais. Pour en savoir davantage sur cet endroit paradisiaque, c'est ici   > reserve-chalmessin.org

Le premier exercice a consisté à tracer un cadre et d'y placer avec exactitude un élément forestier au préalable repéré à travers une fenêtre découpée dans un carton. C'était une sorte de mise en train pour assouplir les doigts, la main, le bras et réhabituer l'oeil à regarder "autrement" un sujet à dessiner puis à peindre.

Une extrémité d'arbre mort avec son écorce moussue en lambeaux a fait l'affaire. J'avais utilisé sans le faire exprès un papier un peu pelucheux qui convenait bien à ce type de croquis.

30 mars 2017

Sucre


A Moray au Pérou, les Incas avaient installé des terrasses expérimentales afin de déterminer l'altitude qui convient le mieux à chaque plante cultivée. Quelques minutes de liberté m'ont permis de croquer cette dame en costume traditionnel qui prenait un peu de repos avec un enfant dans le dos.

A Sucre -(prononcez "Soucré" en faisant rouler légèrement le "r")- en Bolivie, dans le parc de  la place du 25 mai, deux adolescentes qui avaient probablement beaucoup de choses à se dire puisque j'ai eu tout mon temps pour terminer ce petit croquis.


La Paz est la capitale administrative de la Bolivie et Sucre la capitale constitutionnelle. Les frontons des bâtiments correspondants ont des horloges qui tournent à l'envers (pour se libérer de l'impérialisme des pays de l'hémisphère nord)!!! Pour en savoir plus sur cette curieuse décision récente, je vous invite à fouiner sur les sites idoines. Chaque pays possède son lot d'incongruités. En France, par exemple, il est toujours interdit (la loi n'ayant pas été supprimée) d'appeler son cochon "Napoléon". (trouvé dans un des nombreux envois que des amis bien intentionnés me transfèrent de temps en temps).

24 mars 2017

Commérage

Mais que se disent-elles donc ? Quel peut bien être le sujet de conversation de ces deux commères de La Paz ? Le voisin ? La voisine ? Les gosses ? Le mari ? L'am.. (Oh !!) ?

L'une parle en souriant, l'air amusé, un peu moqueur, emmitouflée dans son châle. L'autre paraît un peu songeuse, voire pincée. Elles s'est raidie, a baissé les yeux et a détourné légèrement la tête.

A votre avis, que peuvent-elles bien se dire ?

17 mars 2017

Banalité

Une femme traverse une rue. Quoi de plus banal ?

Alors pourquoi la reproduire et la confier au hasard des clics d'internet ? Question ouverte à laquelle chacun est libre de répondre ou non. 

Pour ma part, je ne sais représenter que des banalités. Cependant, c'est en consacrant un peu de temps à une banalité qu'on la sort de l'ordinaire et du coup elle devient "extra ordinaire". C'est St. Ex qui me l'a soufflé... Rappelez-vous : "C'est le temps perdu pour ta rose qui fait ta rose si importante".

8 mars 2017

Femmes


    Dernièrement, j'ai eu l'heureuse surprise de trouver l'intitulé suivant dans un courriel : "Photos pour tes aquarelles". Ce sont des scènes de rues, des photos de femmes. Au Pérou, en Bolivie, elles portent, c'est connu, des chapeaux. Et ce n'est pas pour le folklore. Ils font partie de leur quotidien. Je les trouve très beaux, élégants. Ils sont en feutre, généralement noir mais chaque région a son style. C'est pratiquement un marqueur géographique comme sans doute d'autres attributs vestimentaires. Toutes n'en portent pas, beaucoup sont vêtues à l'européenne.

    Un autre élément qui n'est pas spécifiquement féminin est la couverture nouée par devant et portée sur le dos en guise de sac à dos fourre-tout. Elles y mettent souvent leurs achats mais parfois une petite tête d'enfant dépasse.

    En raison de l'altitude et donc du froid, les vêtements surtout en laine sont portés en couches superposées. Dans certaines régions, quatre jupes représentent un minimum... Elles sont toujours très colorées et voyantes et jolies.

2 mars 2017

Sur un air de guitare

La vallée de la lune est une région due à l'érosion de la partie supérieure d'une montagne. Les éléments l'ont sculptée et rendue semblable à un désert de stalagmites. (D'après Wiki) Et dire qu'on avait d'abord envisagé de faire de cet endroit la décharge à ciel ouvert de La Paz, capitale de la Bolivie située à une dizaine de kilomètres !!! Et puis on a dû penser à rentabiliser le site en faisant payer l'entrée.


Outre l'étrangeté et la beauté de l'endroit qui est un régal pour les yeux, le sens de l'ouïe fut également sollicité par ce personnage juché sur un de ces pitons argileux. J'ai d'abord pensé qu'il avait été engagé par la direction pour faire couleur locale. Mais non, ce n'était pas possible dans ce pays qui fait une si belle musique et qui possède tant de bons chanteurs. Celui-ci grattait une petite guitare et hurlait à tue-tête un air connu. Dieu qu'il chantait faux !! Mais il y mettait tout son coeur et c'était touchant et pathétique. Moment étrange et délicieux où le temps s'étirait différemment, où le chaos géologique fusionnait avec le chaos sonore. Ce type tutoyait le vent et les intempéries. Il possédait ce petit grain de folie tellement rare et inconvenant qui change ou dérange un peu l'ordre des choses. Il m'a instantanément plu.

Petite aquarelle 13 cm x 22 cm environ. Papier Canson Vidalon, 300 g. grain prononcé.

26 février 2017

Titicaca

Titicaca ! Que ce nom, trouvé sur une image d'une tablette de chocolat a pu me faire rêver quand j'étais gamin !! Si le rêve pouvait se convertir en volume, il représenterait des stères, en poids, il avoisinerait la tonne. Je ne savais où le situer. Qu'importe, il existait quelque part ce lac avec son drôle de nom dont je me délectais. Et puis j'ai appris un jour qu'il était préférable d'essayer de vivre ses rêves que de rêver sa vie. Ça tombait bien puisque ce lieu est un passage quasi obligé pour les agences de voyages avec en prime une nuit chez l'habitant (hébergement éco-sensible*)


Etymologiquement, Titicaca viendrait de Titi Khar'ka (= roc du puma) ou de Titijaya (= puma de pierre). Wiki nous apprend entre autres son altitude : 3812 m, sa superficie : 8562 km², sa longueur : 281 km, sa largeur : 80 km, sa profondeur maximale : 281 m, sa profondeur moyenne : 107 m, son volume : 893 km².. De grands joncs (la Tortora) y poussent en abondance. Les racines sont liées entre elles et fixées avec des pieux pour faire des îles flottantes recouvertes d'un tapis sans cesse renouvelé de cette plante en guise de sol.

Les habitants construisent des huttes avec la tortora (celle du croquis est réellement penchée à cause du vent permanent sur le lac). Ils vivent de pêche, de chasse et du tourisme et disposent bien évidemment de l'électricité et de barques à moteur.


Candelaria a bien voulu se laisser croquer, sans doute parce que son mari est aussi aquarelliste à ses heures.

*Eco-sensible : Merveilleux échantillon de ce que la bouillie sémantique et la bien-pensance moderne peuvent nous offrir et qui dépasse d'une bonne longueur des trouvailles comme : "apprenant" (= élève), "écoutant", "non-voyant", "non-entendant", "personne de taille réduite"... et que l'on peut mettre au même niveau de çonnerie que, et je n'invente rien : "référentiel bondissant" (= ballon) ou "géniteur d'apprenant" (si, si !!) qu'on a pu voir fleurir dans certains centres de formation des maîtres il y a quelques années. Molière parlait déjà des "commodités de la conversation" (= fauteuils) et des "miroirs de l'âme" (= yeux) dans les Précieuses Ridicules. Cela avait au moins l'avantage d'être poétique...

Bref, l'hébergement éco-sensible en question est situé à plus de 3800 m d'altitude sur une île, une vraie en terre, ne comporte pas de chauffage (rien ne vaut une couverture en laine de lama), ni eau courante permanente (on peut faire l'impasse d'une douche), une ampoule vacillante (on s'en passe facilement quand on dort). Cependant, mon propos est et reste uniquement d'ordre sémantique. N'y voyez nullement une critique d'un hébergement certes précaire mais que l'accueil chaleureux des hôtes a largement compensé. Ce qu'il reste, ce sont des sourires, des tissus richement colorés,  un bon repas convivial, beaucoup de p'tits bonheurs...  Et puis me voilà plus riche d'un mot et pour un peu je deviendrais "tendance".